Le dernier numéro de PIC (janvier/février 2026) consacre son « grand portrait » à Caroline Jaubert, vice présidente de MASE France et International et Directrice Prévention Santé Sécurité de VEOLIA Assainissement & Maintenance France.
Depuis plus de vingt ans, Caroline Jaubert consacre sa carrière à la prévention des risques. Entre son rôle de directrice PSS dans une des Business Unit de Veolia, son poste de vice-présidente de Mase France et international et son engagement au tribunal de Marseille, elle défend une sécurité opérationnelle au plus près du terrain où il est nécessaire de donner du sens à l’ensemble des actions mises en œuvre.
Pouvez-vous revenir rapidement sur votre parcours professionnel ?
En 1999, j’ai intégré la société Somonet, entreprise familiale de maintenance dans les Bouches-du-Rhône, dans le cadre d’un DESS d’analyse qualité. À la fin de mes études, j’y suis restée comme responsable QHSE,
malgré un faible bagage en sécurité et gestion des risques. J’ai alors suivi de nombreuses formations à la Carsat pour acquérir les bases nécessaires. Depuis, je me consacre à la prévention des risques chez Veolia,
évoluant par promotion interne. Engagée aussi dans le Mase depuis 2000, j’ai rejoint le comité de pilotage Mase Méditerranée Giphise, où je suis toujours active.
Vous siégez également, depuis six ans, en tant qu’assesseur employeur au pôle social du tribunal judiciaire de Marseille qui gère le contentieux de la sécurité sociale. Pourquoi ?
Souhaitant être plus efficace dans mon métier de préventrice, j’ai accepté un rôle d’assesseur afin de mieux comprendre et représenter la voix des employeurs dans les contentieux liés à la Sécurité sociale. Cette fonction m’a permis d’appréhender les spécificités françaises en matière d’accidents du travail, souvent mal comprises et comparées à tort à celles des autres pays européens. En effet, les critères
de reconnaissance d’un accident du travail varient fortement en Europe. En France, c’est la présomption d’imputabilité qui s’applique : si un salarié subit une lésion pendant son temps et sur son lieu de travail, et qu’un médecin la constate le jour même, celle-ci est automatiquement présumée d’origine professionnelle. L’employeur doit alors déclarer l’accident, même s’il n’y a pas eu d’événement précis, et ne peut s’y opposer qu’en formulant des réserves motivées pour déclencher une enquête de la CPAM.
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